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Je m’appelle Caroline De Haas, j’ai 36 ans et je dirige une entreprise qui travaille sur l’égalité professionnelle et la prévention des violences contre les femmes (le groupe Egaé). Avant d’être cheffe d’entreprise, j’ai travaillé dans le privé (entreprise de tourisme) et pendant un an au cabinet de Najat Vallaud Bellkacem, au ministère des Droits des femmes. Je suis militante féministe. J’ai fondé l’association Osez le féminisme et participé à de nombreuses campagnes pour faire reculer les violences sexistes et sexuelles.

J’ai été pendant plusieurs années militante socialiste avant de quitter ce parti, déçue des choix de François Hollande. En 2016, j’ai lancé la pétition contre la Loi travail de Myriam El Khomri et Manuel Valls qui a recueilli plus d’un million de signataires. La loi a été adoptée par le 49-3, malgré l’opposition d’une immense partie de la population et d’une majorité de député.e.s. Je me définis aujourd’hui comme une citoyenne engagée, de gauche, écologiste et militante des droits humains. 



Vous voulez en savoir plus ? 

Je suis née en 1980, à Lyon. J’ai passé mon enfance dans un village de l’Ain, près de Bourg-en-Bresse, avec mes 7 frères et sœurs. Mon premier engagement, c’est, à l’école primaire. Je fait partie du « club Pataclop », créé par la Ligue contre le cancer. Avec mon petit frère, on colle des autocollants « J’veux pas de ta clope » sur le rétroviseur d’une des maîtresses qui fumait dans la cour de récréation (on s’est fait sérieusement engueuler). Je participe pendant plusieurs années engagée dans un mouvement scout qui me fera découvrir le plaisir d’être autonome et responsable.

Ma plongée dans l’engagement collectif, je la dois surtout à l’Unef, le syndicat étudiant, que je rencontre en arrivant à l’université Lyon 2. Je découvre alors, tout en poursuivant mes études et en travaillant le soir (je vends par téléphone des enveloppes pré-timbrées), la puissance du nombre et de la masse. Lorsque nous sommes rassemblés, nombreuses et nombreux, convaincu.e.s, nous pouvons agir sur le cours de nos vies. Problèmes de bourses, d’inscriptions, accès à l’université d’étudiants étrangers : chaque jour, nous réglons des problèmes concrets et bataillons pour rendre accessible l’enseignement supérieur.

En 2003, je suis élue au Bureau National de l’Unef et je m’installe à Paris. J’habite alors Porte de Clignancourt, dans une des 3 tours du boulevard Ney (à l’époque, la tour « Sanyo »). J’y reste deux ans. 

En 2006, je participe aux manifestations contre le Contrat Premier Embauche. Je me rappelle qu’on nous disait déjà « il n’y a pas d’autre choix possible ». Comme si la précarité était la seule voie possible. En 2009, je finis mes études d’histoire. Je travaille pendant un an dans une entreprise qui gère des villages vacances. Je traverse la France, à la rencontre des comités d’entreprise pour leur proposer des places à tarifs sociaux dans les villages. 

En parallèle, les soirs et week-ends, avec quelques amies, nous créons Osez le féminisme, qui veut redonner goût au féminisme à une majorité de citoyennes et citoyens.

A la fin de l’année 2009, alors que je m’ennuie plutôt à mon travail, je reçois un coup de fil de Benoît Hamon, alors porte-parole du parti socialiste, qui me propose de venir bosser avec lui. Je dis oui. Pendant 2 ans, je vais être à la fois conseillère politique, responsable de son agenda, attachée de presse et rédactrice de notes et ou d’éléments pour les discours. En 2012, je deviens conseillère au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes. Formation des ministres, loi sur le harcèlement sexuel, égalité professionnelle, droit des femmes à l’international. Les chantiers sont immenses. Cette expérience m’a permis de renforcer une conviction : lorsque l’on exerce des responsabilités et que l’on veut changer la situation d’un pays, on peut le faire. La condition de la réussite ? La volonté politique.

En 2013, François Hollande annonce sa réforme des retraites. Il choisit de suivre les injonctions de l’Europe et propose une réforme qui s’inscrit dans la continuité de celle de François Fillon, contre laquelle j’avais manifeste avec tant d’autres en 2010. Je quitte le cabinet et retourne battre le pavé. Je rends ma carte du parti socialiste et j’écris dans un billet sur Médiapart : « Je ne reproche pas au Parti socialiste de ne pas avoir renversé la table. Je lui reproche de n’avoir même pas essayé de la faire bouger ».

En parallèle du développement de mon entreprise, avec laquelle je lance le site des Expertes (qui recense 2000 femmes pouvant intervenir dans les médias), je continue à m’engager dans les initiatives collectives à gauche. En 2015, je décline la proposition d’être candidate aux régionales, refusant de choisir entre la liste Front de gauche et celle d’Europe Ecologie les Verts.

En février 2016, lorsque la Loi travail est publiée par Le Parisien, je lance une pétition pour demander son retrait. En 10 jours, plus d’un million de personnes la signent. Du jamais vu. Myriam El Khomri et Manuel Valls, tournant le dos aux engagements pris en 2012 et appliquant méthodiquement les exigences du Medef, passeront en force en juillet avec le 49-3.

Aujourd’hui, je m’engage dans la campagne des législatives. L’objectif ? Faire de la 18ème circonscription un laboratoire d’innovation politique et démocratique. Ensemble, nous pouvons faire battre le coeur de la France insoumise !

Vous avez une question ou une remarque ? Ecrivez-moi à caroline@la18citoyenne.fr